faut il vraiment une raison
C'était une fin d'après midi d'été, comme il y en a tant, un début d'été où les nuits sont encore fraiches et les jours longs. le soleil se cachait doucement derrière la maison dont l'ombre s'allongée vers les deux arbres devant moi. Il faisait bon assis sur la terrasse, la chaleur était douce à cette heure et une brise légère de temps à autre faisait voler une mèche de cheveux devant mes yeux ; je la repoussait machinalement du bout du doigt absorbée par la lecture de mon livre.
Au loin le bruit de la campagne diminuait, les derniers tracteurs quittaient leur champ. c'était l'heure où les humains se retrouvent autour d'un verre avant d'attaquer les barbecus synomymes de vacances. Je crois que les gens aiment les barbecus ou c'est peut être le soleil qui leurs donne le sourire ; en tout cas quand ils ne sont pas entassés sur la plage j'aime les gens l'été. Ils se promènent d'un pas nonchalant dans les rues comme si le temps avait ralenti ; l'été ils prennent le temps, le temps de regarder, de sourire, d'aimer. L'hiver, ils marchent d'un pas préssé le nez enfoui dans leur manteau en regardant leurs pieds pour éviter les flaques d'eau.
Enfin, j'étais là sur la terrasse à laisser s'écouler le temps , c'est plus facile quand on est pas chez soi, plus de factures, d'enfants....la paix...la solitude.... oui , je me disais qu'il faisait bon vivre ce moment, j'étais en vacances.
je relevais la tête de temps à autres abandonnant ma lecture, les yeux perdus dans le vide je laissais mes pensées vagabonder, s'organiser sans moi, je pensais sans moi. Je n'étais ni gaie , ni triste, j'étais bien. je n'avais pas trouvé ce que je cherchais en venant ici, j'y trouvais autre chose. Parfois un sourire me venais aux lèvres, j'entendais la porte s'ouvrir derrière moi, doucement et tes mains qui se posaient sur mes épaules, ensemble nous profitions de la paix de ce moment, sans parler, chacun perdu à ses pensées.
C'était une belle fin d'après midi d'été.